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Affichage des articles du février, 2026

"Philip & moi" de Colombe Schneck

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  Je connaissais mal Philip Roth. Quelques titres, une réputation imposante, l’image d’un écrivain majeur de la littérature américaine. Mais, rien d’intime, rien de vraiment lu, ou si peu. Alors, si j’ai ouvert Philip & moi de Colombe Schneck, c’est d’abord par curiosité : l’envie de comprendre qui était cet auteur dont on parle tant, et de voir comment une écrivaine française choisissait de l’approcher. Très vite, le livre m’est apparu moins comme un portrait que comme un déplacement personnel. Une manière d’interroger ce que signifie être fascinée par une figure littéraire que l’on connaît finalement si peu. Colombe Schneck part d’un souvenir ancien, presque anodin en apparence : un été américain, une rencontre indirecte avec un écrivain mythique, et une femme au caractère incandescent. De ce point de départ, elle tire un fil fragile, mêlant mémoire personnelle, recherche biographique et réflexion sur la place que prennent certaines figures dans nos constructions intimes. C...

Deux regards sur les sœurs Brontë : pourquoi la version de Sally Wainwright m’a davantage convaincu

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  Les sœurs Brontë continuent de fasciner le cinéma. Leur destin à la fois fulgurant, tragique et profondément littéraire a inspiré plusieurs adaptations, dont deux œuvres marquantes que j’ai vu récemment : «  Les Sœurs Brontë » d’André Téchiné (1979) et « La vie des soeurs Brontë »   (titre original : «  To Walk Invisible ») de Sally Wainwright (2016). Les deux films proposent des approches très différentes et, c’est sans hésitation la version de Sally Wainwright qui m’a le plus touché et convaincu. Une approche esthétique contre une immersion intime Le film d’André Téchiné est une œuvre d’auteur, très marquée par l’esthétique des années 1970. Il privilégie l’atmosphère, la lenteur, les silences, les paysages austères du Yorkshire. Le rythme contemplatif et la distance émotionnelle créent une forme de poésie mélancolique. Les personnages semblent presque figés dans une fatalité romantique, comme enfermés dans une brume permanente. Cependant, c...

Un fil à la patte de Georges Feydeau au Théâtre du Ranelagh

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Un fil à la patte au Théâtre du Ranelagh : une soirée de pur plaisir théâtral Il y a des soirées où l’on entre au théâtre avec curiosité… et d’où l’on ressort avec le sourire aux lèvres, le cœur léger et l’impression d’avoir partagé un vrai moment de fête. C’est exactement ce que propose la nouvelle mise en scène d’ Un fil à la patte , actuellement à l’affiche au Théâtre du Ranelagh.  Un rendez-vous jubilatoire qui rappelle combien le vaudeville, lorsqu’il est servi avec intelligence et panache, demeure une mécanique comique irrésistible. Dès les premières minutes, le ton est donné : rythme effréné, dialogues ciselés, quiproquos savamment orchestrés. La pièce file à toute allure, portée par une troupe de comédiens à l’énergie incroyable. Sur scène, chacun semble habité par un plaisir de jouer contagieux. Les entrées et sorties fusent, les situations absurdes s’enchaînent, et le public se laisse emporter dans une ronde de rires francs et spontanés. Ce qui frappe particulièrement,...