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Affichage des articles du mai, 2024
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  Un livre très audacieux !   Ici, l’héroïne n’est pas Marilyn mais Pauline. Et ça c’est fort !! Pauline, jeune femme née en France et partie vivre à Reno dans le Nevada à l’âge de 7 ans pour suivre Marcelle, sa mère tombée amoureuse d’un GI. Si cette dernière nourrit un intérêt pour les célébrités, ce n’est pas le cas de Pauline qui est plutôt attirée par les équidés dont elle s’occupe avec son amie Billie-Pearl durant les week-ends. Mais comment les destins de Marilyn et Pauline se croisent-ils ? Pauline travaille comme femme de chambre au Mapes Hôtel ou l’équipe du tournage du film « Les Désaxés » séjourne. Alors qu’elle nettoie la suite 614, elle va faire une rencontre qui va changer sa vie… L’intelligence de ce roman réside dans l’approche des personnages. On y croise une Marilyn malheureuse, tellement mal que Pauline ne la reconnaît même pas quand elle l’a voit la première fois. Elle voit une femme qui prend beaucoup de médicaments, qui pleure, se lamente et se dispute a...

Léa Veinstein "J'irai chercher Kafka" Une enquête littéraire

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  « Il y avait une carte postale - le portrait d’un homme en noir et blanc. Il portait un chapeau, et sur la bouche un sourire dont il était absolument impossible de décider s’il était malicieux et doux ou cruel et moqueur ». Âgée de 9 ans, elle découvre cette carte postale dans le bureau de son père. Elle aimerait savoir ce qui est écrit au dos de cette photo. Un jour elle retourne la carte et rien ! Pas un mot ! L’homme sur cette photo, c’est Kafka. Elle ne le sait pas encore mais il deviendra important dans sa vie. Il sera le sujet de sa thèse. Puis, celui qui l’emmènera à Prague puis, en Israël. Dans ce livre, on comprends qu’il ne s’agit pas juste d’un sujet d’étude mais bien plus que cela. Kafka c’est viscéral, évidemment. Alors Léa Veinstein nous entraîne dans une enquête littéraire, comme l’indique le sous-titre, afin  de suivre l’itinéraire de ses œuvres, de ses écrits qui auraient pu finir dans les flammes. Suivre les traces de son œuvre au fil des lieux et...

Valérie Tong Cuong "Voltiges"

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  Eddie et Nora s’aiment, d’un amour fort et sincère. Lui a de l’argent, un nom. Ils achètent une grande maison, ont une fille, Leni, promise à une belle carrière d’athlète. Eddie est celui qui les protègera. Elles sont ses « aimées ». Seulement voilà, parfois, un aveuglement, un mauvais choix vient tout chambouler. Que faire quand on a tout perdu mais que la famille compte sur vous ? Tout avouer ? Mentir en espérant les protéger ? En espérant que tout s’arrange. C’est ce choix que doit faire ce mari, ce père de famille. Dans ce roman, Valérie Tong Cuong aborde de nombreux sujets. La confiance, l’amour indéfectible mais également la solitude. On peut être 3, mais être seul. Seule face à des choix, des inquiétudes, des tourments. Avec délicatesse et habilité elle nous plonge dans les tourments de chacun des personnages. Leurs blessures, leurs incertitudes, leurs espoirs et désespoir. Et qu’en est-il du mensonge ? Vers quel abîme nous mène t-il ? Avec ce roman, l’auteur nous amène à ...

"L'éducation sentimentale" au Théâtre de Poche Montparnasse

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Le Théâtre de Poche présente une adaptation théâtrale de "L’éducation sentimentale", célèbre roman de Gustave Flaubert. Mis en scène et admirablement interprété par les deux comédiens, Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps .   Les deux acteurs, nous offrent des performances éblouissantes, animant une douzaine de personnages avec une intensité et une authenticité remarquable. Nous sommes plongés dans l'univers de l'époque, avec une histoire qui est à la fois intime et universelle. Les émotions sont fortes. Nous étions perplexes quant à l’adaptation d’un tel roman et, il faut le dire, c’est une réussite ! C'est également une belle occasion pour le découvrir ou le redécouvrir. Un grand bravo à Sandrine Molaro, Gilles-Vincent Kapps ainsi qu’à l’équipe du Théâtre de Poche Montparnasse qui nous propose, une fois de plus, un beau moment de théâtre.

Macbeth de Silvia Costa à la Comédie Française

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Hier soir, nous étions enthousiastes à l'idée d'assister à la représentation de Macbeth,  célèbre tragédie écrite par William Shakespeare,  à la Comédie Française.  Malheureusement, la mise en scène de Silvia Costa nous a laissé un goût amer. Faire du moderne avec de l'ancien est tout à fait possible, mais il faut avoir du talent pour y parvenir. Or, dans ce cas, il semblerait que les créateurs de cette production n'ont pas réussi à trouver le bon équilibre. C’est fort dommage, Christian Hecq y était admirablement parvenu avec « Le bourgeois gentilhomme » de Molière dans lequel il était parti dans des délires mais toujours pertinents et fort à propos. Une réussite !  Quant aux acteurs, qu'en est-il de leurs performances ? Ils récitent plus qu'ils ne jouent. Ils parlent, parlent, mais sans jamais vraiment vivre leur rôle. C'est comme si on leur avait injecté une dose de sédatif pour les empêcher de ressentir quoi que ce soit, tout comme le public. D’ailleurs...