John Singer Sargent à Orsay




 

Je vais être honnête : je ne connaissais pas du tout John Singer Sargent. Mais, le jour où j’ai vu l’affiche de son exposition au musée d’Orsay, quelque chose m’a tout de suite attirée. Cette élégance un peu mystérieuse, cette promesse de lumière ; j’ai eu envie d’en savoir plus. Et je ne me suis pas trompée : en sortant de « John Singer Sargent. Éblouir Paris », j’étais complètement sous le charme.

Sargent, Américain né à Florence en 1856, s’est formé à Paris. En une décennie, il s’est imposé dans le monde feutré des salons comme un prodige du pinceau. Mais ce qu’on découvre ici va bien au-delà du portrait mondain : il y a dans sa peinture une audace, un éclat, un sens de la lumière presque tactile. Les tissus semblent respirer, les carnations vibrent, les regards en racontent autant que les poses.

Je crois que c’est ça qui m’a le plus touchée : cette impression que la peinture vit, respire, et qu’elle vous enveloppe doucement. Devant certains tableaux, on sent presque la musique des pinceaux sur la toile : cette énergie maîtrisée, fluide, confiante.

L’exposition d’Orsay retrace ses années parisiennes, les dix années qui ont tout façonné : les ateliers, les influences, les rencontres, l’époque où il a trouvé sa voix. C’est à la fois une leçon d’histoire de l’art et une promenade pleine de charme, sans lourdeur, très vivante.

J’y suis entrée par curiosité, j’en suis ressortie totalement conquise. Tellement enthousiaste que j’y suis retournée quelques jours plus tard (et rien ne dit que je n’y retournerai pas). Il y a des artistes qu’on admire, et d’autres qu’on adopte. John Singer Sargent, lui, fait clairement partie de la seconde catégorie.

Bravo au Musée d'Orsay pour cette magnifique exposition














 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

"Le CHANT des LIONS" Théâtre Tristan Bernard

Antigone de Jean Anouilh au Théâtre de Poche Montparnasse

"Le portrait de Dorian Gray" au Lucernaire