Étienne Kern « La vie meilleure »


 Il est des livres que l’on redoute de refermer, que l’on ne veut pas quitter tant ils nous envoûtent, nous retiennent dans leurs pages comme dans un rêve. Ceux d’Étienne Kern sont de cette trempe. Son nouveau roman, telle une parenthèse enchantée, nous enveloppe d’une grâce subtile et fragile, un instant volé au temps.

Dans ces lignes délicates, Étienne nous conte la vie d’Émile Coué, cet homme habité par une foi ardente en la puissance des mots, en l’imaginaire qui façonne nos existences. 
Plus qu’une biographie, c’est un hommage. Un hommage vibrant, empreint d’une douceur infinie. Avec une finesse de poète, il célèbre celui qui croyait en la magie de la pensée positive, celui qui, par des paroles simples, voulait redonner espoir à ceux que la vie avait écorché. Il doutait parfois, car même les optimistes vacillent, mais il savait qu’espérer ne saurait jamais nuire. Et si croire, simplement croire, pouvait guérir ? Ou rendre la vie meilleure.

Et puis, il y a Lucie. Et puis, il y a Irène…

Sous la plume d’Étienne Kern, c’est une tendresse infinie qui s’exprime. Irrésistible. On ne peut que se laisser porter par ce souffle léger qui nous entraîne dans le sillage d’Émile, ce faiseur d’espoir, cet artisan des âmes. Coué, par ses mots, guérissait les doutes. Kern, lui, par ses phrases ciselées, nous emmène au cœur d’un monde enchanté, où chaque mot semble résonner comme une promesse.

On referme ce livre avec un sourire, en murmurant à soi-même : « vivre chaque jour comme s’il était le plus beau ». Et pour cela, merci, Étienne. Pourvu qu’il neige encore…

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