"Les mondes de Colette" à la BNF
Ce n’est pas une exposition monumentale, mais c’est une rencontre.
À la BnF François-Mitterrand, Colette se dévoile dans un écrin feutré, presque intime. Manuscrits, portraits photographiques, affiches de ses pièces, et quelques objets personnels composent un parcours à la fois délicat et vibrant. On y croise la romancière de Claudine, la chroniqueuse des plaisirs parisiens, la femme libre avant l’heure, et même la créatrice audacieuse qui, dans les années 1930, lança sa propre ligne de cosmétiques et ouvrit un salon de beauté.
Rien de spectaculaire ici, pas de mise en scène grandiloquente : la BnF a préféré la nuance à l’effet. Et c’est sans doute ce qui rend cette exposition si juste. Devant la plume nerveuse de Colette, ses visages successifs, ses audaces, on comprend qu’il s’agit moins d’admirer que d’écouter.
En sortant, une envie s’impose, douce et pressante à la fois : ouvrir Le blé en herbe ou La Vagabonde, retrouver cette voix qui savait tout dire du désir, de la liberté, et de la vie.
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